Mais oui voyons c’est bien Etretat.
Eté 2001, en pleine depression, je déçide sur un coup de tête de partir seul trois jours à la mer parce que bon merde besoin de faire le point enfin non pas besoin de faire le point besoin de faire le vide surtout. Et le vide couille tant qu’à faire. Un petit tour sur le site du tourisme sexuel pédé en Normandie et je choisis Etretat, parce que c’est le plus simple en train depuis Paris, le plus rapide et puis je connais pas. Mes premiers chèques vacances, allez zou je vais me payer l’hotel pendant trois jours, ça va saigner… A la gare de je sais plus où il faut prendre un car. Avec ma gueule de métèque ça ne manque pas, la brigade des stups m’arrête au moment de rentrer dans le car. Papiers s’il vous plait. Qu’est-ce que vous faites ici ? Vous allez où ? Ah bon vous y allez seul ? Mais pourquoi ? Vous logez chez qui ? Un hotel tout seul, mais pourquoi ? Ouvrez votre sac. Vous avez du haschich ? Mais qu’est ce que vous venez faire ici ? Leur chien ne renifle rien, j’ouvre mes sacs, y’a des capotes un peu partout j’ai l’air malin. Le car attend que je puisse monter pour démarrer tous les passagers ont les yeux fixés sur moi il commence bien le séjour. Ils me laissent partir, pas tres convaincus de mes non-explications. Bande de cons je suis en depression j’ai envie de me reposer seul et de me faire enculer sur la plage ça vous convient ?
J’arrive à mon hotel. La Salamandre je crois. De toute beauté, en plein centre. Il fait pas beau. Je sors découvrir le paysage. Magnifique. Plein vent petite bruine ça cadre bien avec mon état mental mais j’espere quand même qu’il fera beau. Longue balade au dessus des falaises. J’ai quand même ma serviette je déçide d’aller au lieu stratégique. Bordel des plages de galets quelle horreur. Rien de plus dur pour marcher et pour se poser, m’enfin bon tant pis. Je marche je marche je marche seul et je t’emmerde Jean-Jacques. Mon flair de pédé me dit que je suis arrivé. Pas dur. Il n’y a personne sur la plage depuis deux kilomètres et là deux garçons habillés qui errent comme des zombies. Bon, pour le trip Cap d’Agde on repassera. Je pose ma serviette elle ne me sert à rien en plus les galets sont mouillés. Je sens qu’on tourne derrière moi. C’est fou comme les pédés l’été sur la plage observent un rituel très animal, très félin. Enfin félin c’est bien joli mais en fait c’est plutot primate. Qui a dit que le pédé descendait du singe ? Ah oui c’est moi… Enfin bref il ne faut pas trois heures pour que je me retrouve plaqué contre un rocher à me faire enculer par je ne sais plus qui pendant qu’un quadra se branle à côté. Voilà ma bonne dame vous pouvez partir maintenant. Je me grille des clopes en grelottant sous la falaise. C’est bon ce sentiment de chaos. Je rentre à l’hotel je bouffe un reste de sandwich il n’est que 20h je suis mal barré pour la soirée. Heureusement il y a une télé. Je mate une connerie une deuxième connerie je me branle une troisième connerie j’ai pas sommeil je fais un peu de réseau téléphonique histoire de m’exciter. Alors là carrément un sacré hasard, un gars du patelin d’à côté qui cherche un plan à trois avec son copain il est tard j’ai pas de voiture je dis rendez-vous demain midi pres du casino il dit ok à demain je raccroche je me dis même en Normandie il y a des mythos.
Je me lève et je me bouscule et j’adore cette phrase décidemment. Petit déjeuner à l’hotel. Je tente 15 regards de braise avec le petit kéké du bar mais il n’a jamais du voir un pédé auparavant il ne comprend donc même pas ce que j’essaye de faire passer. Quand je pense qu’il doit surement faire des pieds et des mains pour pouvoir toucher un peu les seins de sa copine et se branler le soir en fantasmant sur une moule baveuse je me dis que le monde est vraiment mal fait. Vais me promener le temps se dégage le soleil arrive. J’ai envie de picoler. Hors de question d’aller dans ces bars de touristes de merde je suis pas un touriste moi enfin si mais non je suis breton ça compte pas. Vais au PMU du coin là ça me parle beaucoup plus. J’aime bien écouter les gens du pays. En plus tu peux parler avec eux dès qu’ils comprennent que tu es de leur famille que tu n’es pas une sorte de chinois parisien venu remplir les caisses de la ville. Il est midi je vais quand même voir au casino. Ils sont déja là, pas difficiles à reperer. Laurel et Hardy. Un grand maigre un petit un peu rond. Des fringues sorties tout droit de cet horrible magasin à pédé à côté du Banana Café. Le grand est indéniablement laid tandis que le petit est tout à fait charmant, sauf quand il ouvre la bouche. Enfin c’est pas grave, on va manger ensemble. Je les écoute parler en fait j’ai pas envie de les écouter parler ils me saoulent déja mais je suis seul alors ça fait du bien mais ça ne fait pas de bien j’ai envie d’être seul mais en fait je sais pas du tout ce que je veux. Ils travaillent tous les deux dans une station EDF du coin ils se sont rencontrés là bas ils sont assez touchants ces pédés ruraux et je dis pas ça prétentieusement je le pense vraiment. Un peu teubés mais bien ensemble ils ne se posent pas de questions ils n’ont pas de tentations ou d’états d’âmes de connards des grandes villes qui pensent toujours trouver mieux que ce qu’ils ont. Eux ils ont trouvés un équilibre et ne s’empêchent pas non plus de tremper leur nouille ailleurs. Il fait super beau. Et chaud. On va à la plage. Un peu plus de monde. On file vers le coin stratégique. Personne. On s’installe on se fout à poil on va se baigner un jeune rouquin arrive et se place non loin un couple de mecs s’installe plus haut une fille se fait photographier nue sur les rochers elle se caresse les seins un autre couple hétéro arrive et se place à notre droite. Je commence à caresser le petit Hardy pendant que Laurel regarde. On se rapproche avec Hardy on commence à s’embrasser à se toucher j’ai la gaule lui aussi Laurel aussi. Hardy se jette sur ma queue pour la suçer hein pas pour la chatouiller. Autant dire que c’est parti à ma droite le couple hétero regarde gentiment ceux derrière aussi et le rouquin commence à se branler. C’est au tour de Laurel de s’occuper de ma queue pendant que je prend celle d’Hardy dans ma bouche. On se positionne un peu mieux les petites caresses de tout à l’heure ne peuvent plus tromper personne à présent d’autant que Hardy commence à gémir je frotte ma queue contre son cul tandis qu’il suçe son Laurel. On arrête là je vais me baigner j’ai la gaule je trouve ça marrant de se baigner avec la gaule. Laurel va voir le rouquin il lui dit quelque chose le rouquin se lève et installe sa serviette à côté de la mienne. De la mer j’aperçois la fille qui se faisait photographier suçer son preneur d’image derrière un rocher il m’aperçoit ça ne le gène pas c’est débile je me dis autant venir avec nous sur la plage. Je remonte et me met sur le ventre pour sécher le rouquin commence la conversation des banalités je me retourne Laurel & Hardy me font des grands regards du style Allez vas-y attaque ! Ils me font vraiment marrer. Le rouquin n’est pas beau mais il a une sacré grosse bite je commence à le branler il fait style je fais comme si de rien n’était. Bon ça va cinq minutes je me mets à le suçer. Merde il aurait du aller se baigner avant elle pue sa bite j’ai horreur des bites odorantes je m’arrête vite fait j’ai plus envie de rien mais ça y est lui il est complètement excité je me met sur le dos il me suçe je le laisse faire Laurel & Hardy font de grands sourires à la Ca y est Ca y est. Je me marre. J’aime ce moment. Laurel & Hardy rentrent dans la danse en s’engueulant Mais allez vas-y suce moi ! Non j’ai pas envie. Mais euh allez ! Ils me font rire. Ils se rapprochent. Je m’occupe du sexe de Hardy. J’ai pas envie de suçer Laurel et encore moins de l’embrasser il ne me plait vraiment pas. Ca tombe bien il se colle derrière moi et m’encule. Heureusement qu’il n’y a pas de sable sur la plage c’est d’habitude moins gérable. Rouquin est laissé à l’abandon les deux autres n’en ont pas vraiment envie non plus. On jouit tous les quatre. Le couple pédé derrière est en train de faire des mots croisés le couple hétéro à droite me fait un sourire. On traînasse gentiment sur la plage un autre gars arrive nous remarque tous les quatre s’installe non loin et zieute à longeur de temps. Trop tard mon pauvre. On rentre en laissant Rouquin, il aura de quoi continuer. On va picoler un peu, on va faire un tour au casino je gagne 300 balles d’un coup je ne rejoue rien je sais tres bien que je vais tout reperdre. Laurel & Hardy s’engueulent, Laurel a encore perdu au moins 400 francs. On va manger ils se font la gueule je trouve ça trop mignon. Je leur propose de rester la nuit, mon lit est vraiment grand. On rentre discrètement à l’hotel et on remet ça un bon bout de temps.J’aime vraiment beaucoup la bouille d’Hardy. Je m’en prends plein le cul mais ça commence à me saouler. Ils dorment. Moi j’ai beaucoup de mal, comme d’habitude. Le matin la femme de chambre veut rentrer je l’envoie gentiment voir ailleurs. On sort discrètement de l’hotel, petit dejeuner avec Kéké. Laurel & Hardy sont de vrais moulins à parole j’en peux plus je veux du calme. Je n’en aurai pas de la journée. Retour à la plage. Anecdotique, répétition à peu près équivalente de la veille. Je rentre à Paris.
[googlerie du jour: “Jenifer Loupez”]