Voici
Ah mes enfants… C’est tellement tout ce qu’on déteste que finalement on se régale…
The place to be, or not to be hier soir était le Centre Pompadour, loué pour les deux décennies de l’Entreprise. Bon, certes Bobourre est fermé le mardi mais il y a du avoir un sacré deal de pognon quand même, la classe. 2 700 invités, tout le gratin de l’audiovisuel, et quand je dis le gratin je ne pèse presque pas mes mots, les ministres et les gros bonnets des chaînes et de la production côtoyaient la plupart des has-beens des soirées Match à cadeaux. C’est leur France d’en bas à eux. Fréderic Lopette, Danièle Eve nue, Sébastien folle hein, Laurent Rue qu’y est, Daniel le fric c’est chic, Philippe Danone, Karine la marchande, Audraie Pue le Var, et plein d’autres que même chez nous on n’est plus foutus de mettre un nom dessus. On déplorera l’absence remarquée d’Astrid VeilleAugrain, la reine de ces soirées.
Les conseils étaient de mise. Il faut dire qu’avec le ramassis de dégénérés dans notre service l’Entreprise avait peur…
“Entretenir une relation client, donner une excellente image de l’Entreprise, tout à la fois sympathique et dynamique”. Alors là moi j’ai fait fort. Un groupe de connaissance, un collègue de dos, bon forcement je lui mets un doigt dans le cul… Manque de bol c’était le patron d’une autre boîte… Passé la surprise c’est l’esprit d’initiative du geste qui l’emporte. Une relation clientèle devrait toujours commencer par un doigt dans le cul, je pense avoir complètement rempli ma mission. Par ici les contrats.
“Pas de jeans”. Ah oui, emmerdant. Un costard avec cette chaleur et Bobourre se transformait en hammam géant. Oliver Mazetterole a fondu comme une motte de beurre. Il a disparu avec son Daniel Blibalian dans une flaque de cyprine. J’avais prévu de toucher deux mots à Tietienne Bougeotte pour lui faire peur mais je me suis retenu. De toutes façons il avait vite fait disparu aussi. Ca se couche tôt les grabataires. On se rabat sur le Géorg d’en haut où une djette star qui ne vaut vraiment pas sa réputation enflamme le dancefloor pour les gigolettes et les gigolos des vieux producteurs. On preferera la terrasse du Géorg. Oh j’aurai bien tenté d’en rabattre un mais ils ont déjà payés tellement chers leurs gigolos qu’on va les laisser baigner dans leur soupe.
Passé les mondanités et le jeu de celui qui trouvera le plus has-been, jeu dont on se lasse vite fait pour preferer des discussions sexuelles entre collègues, c’était une soirée gentiment alcoolisée et finalement réussie. Voilà.
Il n’empêche.. Quand je pense à ce connard de feu Gondalien qui lui, en soirée, tape la conversation avec Tom Waits, je dis merde.

Incroyable !












