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Le grenier de octobre 2005

Scènes de culte (8)

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30/10/05
une orange

UNE orange

Oh la la ultra private cult. Nico Icon (Susanne Ofteringer, 1995), formidable documentaire sur la vie non moins iconable de Nico. La réalisatrice part à la rencontre d’Edith Boulogne, la mère d’Alain Delon. Elle a élevé Ari, le fils de Nico et Delon. Et le résultat est cultissime et édifiant…

Scènes de culte (7)

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27/10/05

Possession

PossessionPossession (Andrzej Zulawski, 1981) c’est avant tout la plus belle affiche du cinéma. Si vous pouviez me la trouver pour Noël je ne réponds plus de moi (comptez entre 100 et 500 euros quoi). Possession c’est encore un film en -sion, probablement le fruit d’un complot judéo-actupien. Mais Possession c’est aussi un film qui a quand même pas mal vieilli… Trop années 80. Si ce n’est que Zulawski prend un malin plaisir à pervertir ce qui ressemblerait fort à une vulgaire Série B. Et qu’Adjani a eu le prix d’intérprétation à Cannes pour ce rôle hystérique, ça légitime donc l’appellation film d’auteur. La fameuse séquence du métro y est forçément pour beaucoup. Une performance Actor’s studio. Et on ne rigole pas si elle en fait trop svp.

Zone 1 uniquement.

Scènes de culte (6)

h1
27/10/05

Repulsion

Ah bah ça les kékés, Repulsion (Roman Polanski, 1965) c’est pas du film pour les pépettes. Bordel. Même que Deneuve elle était belle quoi. Un son du tonnerre. Une image youp là boum. Ca c’est du film les mecs.

En DVD vraiment pas cher, ce serait con de se priver.

Dis moi dix mots

h1
26/10/05

Dis-moi dix mots 3

Tous les matins il achetait son petit pain au chocolat. Faut quand même être con. A 0,95 euro le petit pain au chocolat il avait tout interêt à les acheter par lot de cinq à 2,35 euro au supermarché. Mais non. C’est mon petit plaisir à moi qu’il disait. T’es vraiment trop con je lui ai dit hier. Qu’est-ce que ça peux te foutre il a répondu, t’es bien content que je t’en ramène un aussi. Tu t’énerves pour un rien tu vas te calmer vite fait sinon c’est ma main dans ta gueule je lui ai hurlé. Franchement…Tout ça pour un petit pain au chocolat. Je l’ai largué ce matin.

C’est pas plus mal, j’en avais marre de voir sa sale gueule au réveil. Une vraie tronche d’Emmental. Une haleine de Munster fabriqué au Népal et des yeux de Babibel. Une quatre fromages à lui tout seul, c’est te dire l’odeur de sa bite. Crêmeuse et pâteuse, un truc qui a mariné sous un prépuçe à 37° toute la nuit avec le reste de foutre de la veille. Suçe-moi il m’a dit encore ce matin. Oui parce qu’il était du matin en plus ce con. Pas moi. Enfin pas comme ça. Pas avec ce truc dégueulasse à me mettre dans la bouche. Va chercher ton petit pain au chocolat, prend une douche et on en reparle. J’ai attendu que la porte claque, j’ai sauté du lit enfilé mon caleçon mon pantalon mon tee shirt tiens non plutôt son vieux tee shirt noir il est mieux le mien il est moche et hop. Basta. Plus là. Tiens, j’embarque aussi son iPod il l’aura pas volée celle-là, il sait même pas s’en servir ce con. Et son dévédé de Wallace et Gromit comme ça je peux le plaçer.

Bon. Au suivant. Je suis de bonne bonne bonne bonne humeur ce matin y’a des matins comme ça. Il fait doux dehors, vais m’en aller siffler sur la colline. Pas de colline aux alentours certes mais je ne vais pas m’arrêter à un détail près. Le parc fera l’affaire cette fois-çi. Ah ce petit pont de bois… C’est là que j’ai rencontré Thomas. Non mais t’imagines ? Je me promenais avec ma mère et mon petit frère. L’horreur quoi. J’avais 17 ans. Je venais de siffler en cachette le reste de Bourbon de Papy. On devait l’emmener se promener mais il n’a pas voulu. Ils ont de la chance ces vieux, on accepte tout d’eux, moi je n’avais qu’à fermer ma gueule. Bref. Un peu pompette quoi, en plein été. Et les lacets défaits. J’avais l’haleine bourbonneuse et un poids familial bien présent mais ça ne l’a pas empêché de me trouver. On s’est immédiatement dit tu vois à partir d’aujourd‘hui on va s’emerveiller de tout. Ca sera pas plus compliqué que ça. Tu vois à partir d’aujourd’hui tout sera possible.

Et tout était possible même l’impossible. On avait trouvé Barbarella à Vidéosphère sur le boulevard Saint-Michel. Une VHS en 4/3 toute pourrie usée et re-usée. Mais Barbarella quoi. On s’était dit que quand même Anita Pallenberg elle avait carrément la classe à l’époque. On avait trouvé l’affiche dans une brocante. On s’emerveillait de la futilité des choses et à quel point ces futilités nous unissaient. Et que donc forçément cela n’était pas si anodin que ça.

Thomas il était comme ça. Petit. Brun. Bronzé jusqu’aux aisselles. Des mains d’accordéoniste. Ce genre de mains qui sait te carresser Alors avec moi il a revu son manuel à la hausse. Jouer de l’accordéon consiste donc à ouvrir successivement (de la façon la plus adroite et experte possible) les bonnes portes pour que l’air passe sur les bonnes anches… De sa main droite il faisait vibrer une deuxième anche précise, et il obtenais une note dite “tirée”. De sa gauche il obtenait les accords. Un accord d’accord je ne dirai rien. Un A pour sourire un corps pour souffrir.

Alors avec moi il a revu son manuel à la baisse. Un accordéon rance c’est tout ce qu’il pouvait obtenir au final. Si la soupape de prise d’air ni aucune touche n’est enfoncée, c’est comme si la bouche et le nez étaient fermés: il ne peut pas respirer.

Aujourd’hui Barbarella il se télécharge plus qu’il ne s’achète. Et en copie restaurée 16/9e. Et ouais. Tu cliques une fois tu attends tu graves et tu balances le tout sur ta platine. C’est aussi simple que ça. Aujourd’hui tu ne t’émerveilles plus à chiner.

Et Thomas lui il est parti. Un matin je trouve un mot près du lit. Désolé il disait. C’était plus l’été. Il a oublié sa paire de gants dans le salon. J’espère que tu mourras des mains je me suis dit. Au suivant.

Et Brigitte elle chantait Encore :
« Quelqu’un est mort tout près d’ici
Je ne sais plus si c’était un voisin ou moi ou quelqu’un dans un livre
Les vaches ne peuvent pas dormir
C’est l’été une fois de plus
Tiens c’est l’heure du biberon
Mais c’est vrai que le bébé n’est pas né je confond tout
Le chat n’est pas rentré, c’est de son âge
Moi je vous aime toujours mais je ne souhaite pas vous voir pour le moment »

Scènes de culte (5)

h1
25/10/05

Female Trouble

Il y en a qui s’aiment sur du Calogéro. Nous on s’est aimé sur Edith Massey. C’est quand même bien mieux. Un jeu hors du commun, Patsy & Edina avant l’heure. Dans Female Trouble (John Waters, 1974), Edith se désespère que son coiffeur de fils soit hétéro. On la comprend. Et ce n’est pas Divine, sa rivale de voisine, qui la fera changer d’avis. Edith nous joue aussi avant l’heure la maman de Laura Dern dans Sailor & Lula dans une formidable crise d’hystérie.

Pink Flamingos

Mais Edith c’est surtout The Egg lady dans Pink Flamingos (John Waters, 1972), la maman qui fait une crise de Egg Paranoïa. “The world will never be without chicken !

Disponibles en double pack, Zone 1 uniquement.

Et on vous rappele qu’ Edith chante…

Edith Massey - Big Girls

Et Punks, Get Off The Grass chez Coco.

la fossette solitaire

h1
25/10/05

J’aime autant vous prévenir à l’avance que le tube de l’automne ça va être Beau comme toi de Néo-Boris. 4 titres téléchargables chez Daisypopp, courez vite ! (enfin cliquez vite, quoi)

[googlerie du jour: “paula abdul maladie”]